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Lexique

 
 

Mémoire

« Action Reinhard »

Ce nom codé désigne l’opération visant à la destruction de deux millions de Juifs vivant sur les territoires du Gouvernement Général, partie orientale de la Pologne (districts de Varsovie, Cracovie, Lvov, Lublin). Himmler confia la direction de l'opération au dirigeant SS Odilo Globocnik qui supervisa les travaux de construction de trois centres de mise à mort : Belzec, Sobibor et Treblinka où près d’1,5 millions de Juifs furent assassinés dès leur descente du train, entre mars 1942 et octobre 1943.

« Aryen »

Nom donné par des idéologues racistes à un ensemble de populations d'origine indo-européennes. Les nazis ont utilisé ce mythe pour désigner une 'race pure' à laquelle appartiendraient les Allemands. C’est sur cette théorie, contraire à tout fondement scientifique, que reposait l’idéologie raciste des nazis.

« Nuit de cristal »

Nuit du 9 au 10 novembre 1938, durant laquelle les militants nazis ont organisé dans toute l'Allemagne et l'Autriche (annexée), avec la complicité des autorités, le saccage de 7 500 magasins appartenant à des Juifs, ainsi que des synagogues et autres lieux fréquentés par des Juifs. Ce pogrom doit son nom en référence au bruit des vitrines brisées, bien que ces termes n'en reflètent pas la violence a causé la mort de plusieurs centaines de personnes et a été immédiatement suivi de mesures de persécution à grande échelle envers les juifs du Reich.

« Sélection »

Dans le langage nazi, la séparation entre les hommes fait partie intégrante de l’idéologie raciste. La « sélection » à l’arrivée d’un convoi dans un centre de mise à mort visait à la « sélection » entres les personnes destinées au travail forcé et celles qui allaient être immédiatement assassinées dans les chambres à gaz. Ces dernières étaient généralement des enfants de moins de 16 ans, des personnes âgées ou estimées trop « faibles » pour devenir main d’oeuvre esclave.

Antisémitisme

Terme apparu en Allemagne à la fin du XIXème siècle destiné à caractériser en terme « racial » et pseudoscientifique une hostilité aux Juifs, jusqu’alors perçue en termes religieux et culturels (‘antijudaïsme’). Demanière plus générale, ce synonyme de ‘judéophobie’ désigne l’hostilité particulière envers un groupe depersonnes considérées, à tort ou à raison, comme « juives ». À noter que ce terme n’a jamais concerné un autrepeuple que le peuple juif.

Armistice

Trêve, convention établie entre des belligérants afin de suspendre les combats en l’attente de négociations de paix.

Arrière

Terme utilisé par les soldats en opposition au ‘front’pour désigner les civils et, plus largement, la partie de la société qui ne combat.

Aryanisation

Fait de confisquer un poste, une entreprise, un commerce, ou tout bien appartenant à un Juif et de le donner ou de le vendre à bas prix à un non-Juif, dit « Aryen ». Les diff érents Etats collaborateurs ont tous procédé à l’« aryanisation », politique ou économique.

Bolcheviks, bolchévique

Tendance du parti socialiste russe qui a pris le pouvoir en Russie en 1917, par extension - pour leurs ennemis politiques - communistes.

Cénotaphe

Monument funéraire érigé à la mémoire d’une ou d’un groupe de personnes qui ne contient pas de corps.

Camps de concentration

Les camps de concentration nazis ont été construits dès 1933 pour la détention des opposants politiques, des résistants et des personnes considérées par le régime comme « asociaux ». Des Juifs, des homosexuels des détenus de droit commun ou des prisonniers de guerre (le plus souvent russes) y ont été détenus. Dans la plupart des cas, les prisonniers y servaient de main d’oeuvre 'esclave'. Chaque camp comportait de nombreux Kommandos qui travaillaient à l’extérieur, l’objectif des camps de concentration étant, en particulier, économique. L’essentiel des camps de concentration se trouvait sur le territoire du Reich. Les conditions réservées à chaque catégorie de détenus pouvaient considérablement varier - certains étant considérés comme « rééducables », d’autres voués à la mort à court terme - mais pour tous, les conditions de survie étaient extrêmement difficiles. Ravensbrück, Buchenwald, Dachau ou encore Mauthausen, par exemple, étaient des camps de concentration. Les Juifs y furent très nombreux dès 1938.

Camps d’internement, en France

Camps ouverts sur l’ensemble du territoire national dès 1939 afin de regrouper des réfugiés républicains espagnols, puis des Allemands et des Autrichiens en tant que ressortissants ennemis de la France. Parmi eux, de nombreux antifascites fuyant le nazisme. Ils servirent sous vichy de lieux d'internement pour les Juifs avant leur transfert vers les camps de Beaune- La-Rolande, de Pithiviers, de Drancy, eux-mêmes camps de regroupement d’où partaient les convois vers les camps de la mort.

Censure

Ensemble de mesures soumettant les publications, les spectacles et la correspondance à autorisation ou contrôle des autorités.

Centres de mise à mort – extermination

Qualifiés souvent de ‘camps d’extermination’, ce terme désigne les six centres de mise à mort créés en Pologne dès 1941 pour l’assassinat systématique des Juifs et occasionnellement de Tsiganes. Si Auschwitz et Maïdanek furent des camps mixtes (à la fois camp de concentration et centre de mise à mort), Belzec, Chelmno, Sobibor et Treblinka étaient avant tout des terminaux ferroviaires où les Juifs étaient assassinés dès leur arrivée.

Classe

Classe d’âge, année des 20 ans : la classe 14 ( nés en 1894).

CNR - Conseil National de la Résistance

Créé le 27 mai 1943 le CNR entérine l'unification de la Résistance intérieure en rassemblant à la fois les principaux mouvements de Résistance ( Ceux de la Libération , Ceux de la Résistance, Combat , Franc-tireur , Libération Sud , Libération Nord ,   Front national …), les grandes tendances politiques (gauche et droite républicaine) et deux syndicats (CGT et CFTC). Le CNR est présidé par Jean Moulin jusqu'à son arrestation ( en juin 1943), puis par Georges Bidault.

Collaboration

Politique mise en œuvre par l'État français de coopération avec l'Occupant (STO, persécutions antisémites, répression …)

Crématoire

Four servant à brûler les cadavres pour les faire disparaître sans laisser de traces. La plupart des camps de concentration étaient munis de crématoires où étaient incinérés les détenus morts. Les crématoires des centres de mise à mort étaient conçus pour réduire en cendres les corps des Juifs assassinés par les gaz.

Crime contre l’Humanité

Un crime contre l’humanité est le déni d’humanité à certains groupes humains, déni de leurs droits élémentaires tels que définis par les Droits de l’homme, ainsi que les comportements inhumains vis à vis des personnes constituant ces groupes. La déportation, l’esclavage, le génocide, l’« épuration ethnique »... sont des crimes contre l’humanité. C’est une notion juridique encadrée par des textes. La première définition du Crime contre l’Humanité a été fournie par le tribunal militaire international de Nuremberg, chargé par les Alliés de juger les plus grands criminels nazis en 1945 : « Atrocités et délits, y compris mais sans être limités à l’assassinat, à l’extermination, la mise en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain commis contre toute population civile, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux, lorsque ces actes ou persécutions, qu’ils aient constitué ou non une violation du droit interne des pays où ils ont été perpétrés, ont été commis à la suite de tout crime rentrant dans la compétence du tribunal. » La convention des Nations unies de 1968 « sur l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité » y ajoute : « l’éviction par attaque armée ou l’occupation et les actes inhumains découlant de la politique d’apartheid, ainsi que le crime de génocide.» Ce terme juridique a permis de porter un regard nouveau sur des évènements antérieurs à la période nazie : « les traites négrières » et l’esclavage, reconnus crimes contre l’humanité (en France depuis 2001), le génocide des Arméniens (2001)... Dans le droit français, les crimes contre l’humanité sont, depuis la loi du 26 décembre 1964, « imprescriptibles », c’est à dire qu’ils peuvent être punis sans limite dans le temps.

Déportation

Mesure de répression consistant à exiler de force une catégorie de personnes. L'Allemagne nazie a procédé à la déportation massive, vers des camps de concentration, d’opposants au régime, de résistants etc. et vers des camps de concentration ou vers les centres de mise à mort, des populations juives d’Europe. Les déportations vers des zones désertiques de Turquie ont été, dans le cadre du génocide des Arméniens (1915), le moyen d’assassinat de près de deux millions d’hommes, femmes et enfants.

Déportation (déporté)

Transfert forçé de populations.

Dominions

Ancienne colonie devenue État autonome au sein de l’Empire britannique.

Einsatzgruppen

Groupes de ‘mission spéciale’, créés en mai 1941. Ces unités mobiles formées de policiers allemands volontaires étaient chargées d’exécuter les « ennemis » des nazis, c'est-à-dire principalement les Juifs et les cadres communistes, dans les territoires conquis lors de l’invasion de l’URSS en 1941. Les Einsatzgruppen sont responsable de l’assassinat d’un million et de demi d’hommes, femmes et enfants.

Etat français - régime de Vichy

Dictature mise en place le 10 juillet 1940 par le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain

Étoile jaune

En Europe occidental, signe distinctif (étoile à six branches) imrpimée sur un tissu jaune dont le port fut imposé par les nazis aux Juifs de Pologne dès novembre 1939 et étendu, à partir du 1er septembre 1941 aux Juifs âgés de 6 ans et plus, d’Allemagne et des territoires occupés. Ce port de l'étoile jaune fut rendue obligatoire pour les Juifs en France occupée à partir de juin 1942.

Eugénisme

Ce mot qui vient du grec eu (bien) et gennaân (engendrer) signifie littéralement « bien naître ». Les nazis l’ont exclusivement utilisé pour désigner la politique « d’assainissement et d’amélioration de la race », par l’élimination systématique des « vies jugées inutiles » : malades mentaux, handicapés…

Euthanasie

Le mot euthanasie vient du grec eu (bon) et thanatos (mort) : il signifie littéralement « bonne mort ». Le sens actuel de ce terme (mort assistée à la demande d’un malade en fin de vie ou de sa famille) est très diff érent du concept nazi où ce mot est utilisé pour désigner l'assassinat décrété par le régime de certains malades et des personnes handicapées (Programme « T4 »).

Forces françaises de l'intérieur (FFI)

Regroupement des formations armées de la Résistance sur le sol métropolitain.

Forces françaises libres (FFL)

Regroupement des soldats et civils français ayant rejoint De Gaulle à Londres.

Francs-tireurs et partisans français (FTP)

Groupement d'organisations de résistance crée par le PCF en 1942 (organisations spéciales, Jeunesses communistes, MOI).   Les groupes de FTP - MOI (Main-d'œuvre immigrée) sont constitués d'étrangers communistes ( beaucoup sont des réfugiés juifs) vivants en France qui ne peuvent intégrer le Parti Communiste Français.

Front

Zone des combats entre armées.

Génocide

Terme générique forgé en 1944, par le juriste Raphaël Lemkin, juriste juif d’origine polonaise, à partir de la racine grecque genos (origine, espèce) et du latin cadere (tuer). Utilisé pour la première fois dans l’acte d’accusation du procès de Nuremberg, on lui a alors préféré le terme « crime contre l’humanité ». Passé aujourd’hui dans le langage courant et souvent banalisé, le terme de génocide demeure encadré par les textes du droit international : est qualifié de génocide le « … refus de droit à l’existence de groupes humains entiers » et, par extension : « tout acte commis dans l'intention de détruire méthodiquement un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Le Droit reconnait à ce jour, quatre génocides : le génocide des Arméniens (1915) – reconnu par la Loi française du 30 janvier 2001 –, le génocide des Juifs par les nazis – reconnu par le Tribunal de Nuremberg 1945 –, le génocide des Tutsi au Rwanda (1994) – reconnu par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda et par l’ONU –, et le massacre génocidaire de Srebrenica (Bosnie 1995) – reconnu par la CPI en février 2007.

Génocide

Terme générique forgé en 1944, par le juriste Raphaël Lemkin, juriste juif d’origine polonaise, à partir de la racine grecque genos (origine, espèce) et du latin cadere (tuer). Utilisé pour la première fois dans l’acte d’accusation du procès de Nuremberg, on lui a alors préféré le terme « crime contre l’humanité ». Passé aujourd’hui dans le langage courant et souvent banalisé, le terme de génocide demeure encadré par les textes du droit international : est qualifié de génocide le « … refus de droit à l’existence de groupes humains entiers » et, par extension : « tout acte commis dans l'intention de détruire méthodiquement un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Le Droit reconnait à ce jour, quatre génocides : le génocide des Arméniens (1915) – reconnu par la Loi française du 30 janvier 2001 –, le génocide des Juifs par les nazis – reconnu par le Tribunal de Nuremberg 1945 –, le génocide des Tutsi au Rwanda (1994) – reconnu par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda et par l’ONU –, et le massacre génocidaire de Srebrenica (Bosnie 1995) – reconnu par la CPI en février 2007.

Gestapo

Abréviation de Geheime Staatspolizei, police sécrète de l’Etat nazi. Le nom générique de Gestapo était utilisé par les Français durant l’Occupation pour désigner, l'ensemble des services de police politique tels la Sipo (Police de sûreté) ou le SD (Sicherheitsdienst ou service de renseignement du parti). En réalité, la Gestapo n’en a été qu'un l’organe parmi d'autres. Créée par décret de Goering en 1933, passée en 1934 sous l’autorité de Himmler, Reichsführer SS, et celle de son adjoint Heydrich, la Gestapo a été dirigée, du début à la fin du IIIème Reich, par Heinrich Müller. La Gestapo constituait une parite imposante de l’appareil de répression aux mains des nazis.

Ghetto

Mot d’origine italienne qui désigne, durant la Seconde Guerre mondiale, les quartiers clos dans lesquels étaient regroupés et enfermés les Juifs d’Europe centrale et de l’Est. Les ghettos ont constitué un lieu de transition pour les Juifs avant leur assassinant systématique dans les centres de mise à mort. Les nazis y mettaient en place des ‘conseils juifs’, instances communautaires sollicitées pour administrer le ghetto, et procédaient à un aff amement systématique de sa population. De nombreuses personnes y sont morts de faim, de froid et de maladie. Plus de 300 ghettos ont été créés en Pologne, dans les pays Baltes, en Tchécoslovaquie, en Hongrie et en Roumanie, les plus grands ghettos étaient ceux de Varsovie et de Lodz.

Jeunesse hitlérienne – Hitlerjugend

Organisation nazie fondée en 1926 pour les jeunes de 15 à 18 ans chargée, dès l'arrivée de Hitler au pouvoir en 1933, d'endoctriner les jeunes Allemands et de les entrainer au point de vue militaire. A partir de 1936, toutes les autres organisations de jeunesse devenues interdites en Allemagne, la « jeunesse hitlérienne » accède au statut d’organisation d'État : la participation à la « jeunesse hitlérienne » devient, dès lors obligatoire pour tous les jeunes allemands. Le pendant féminin de la Hitlerjugend était la BDM, la « Ligue des jeunes filles allemandes ».

Justes parmi les Nations

Des milliers d’hommes, femmes et surtout d’enfants juifs ont été aidés, protégés, cachés durant la Shoah. Ils doivent leur survie à des non-Juifs appelés des Justes. Pour chacun d’entre eux, un arbre a été planté dans la vallée des Justes au mémorial Yad Vashem, en Israël. Cette distinction, créée en 1953 par l’Etat d’Israël pour rendre hommage aux personnes, aux villes ou aux organisations qui ont sauvé des Juifs pendant la Shoah, est accompagnée d’une médaille sur laquelle est inscrite la phrase : « Quiconque sauve une vie sauve l’univers entier ». Au 1er janvier 2006, le titre de Juste a été décerné à 21 308 personnes à travers le monde, dont 2 646 en France. Parmi les Justes les plus célèbres, Oscar Schindler, à qui un film qui a été consacré 'La Liste de Schindler' et Miep Gies qui a aidé Anne Frank et sa famille.

Lois de Nuremberg

Lois de séparation « entre les races », visant à la « protection du sang et de l'honneur allemands » mises en place le 15 septembre 1935 par le régime nazi. Les Juifs sont dès lors déchus de leurs droits civiques et de toute forme de protection. Quelques extraits : « Article 1 : Les mariages entre Juifs et sujets de sang allemand ou assimilé sont interdits. Les mariages qui seraient célébrés en contravention de cette loi seront déclarés nuls. Article 2 : Les relations [sexuelles] entre Juifs et sujets de sang allemand ou assimilés en dehors du mariage sont interdites. Article 3 : Les Juifs n'ont pas le droit d'employer au service de leur ménage des femmes de sang allemand de moins de 45 ans. Article 4 : Il est interdit aux Juifs de hisser les couleurs nationales du Reich… »

Maquis

Lieu retiré (forêt, montagne) où se retranchent des groupements armés de Résistants, créés à partir de 1942,   qui mènent des actions de guérilla contre l'Occupant.

Marché noir

Marché parallèle, illégal, qui s'est instauré durant l'Occupation en raison du rationnement imposé. On y achète ou échange des biens difficiles à trouver, à des prix exorbitants.

Milice

Unité paramilitaire française qui participe à la traque, l'arrestation, la déportation des Juifs et des Résistants.

Nécropole

Ensemble de sépultures où sont inhumés les soldats morts au combat.

NSDAP

Abréviation de National-Sozialistische Deutsche Arbeiter Partei, « Parti national-socialiste des ouvriers allemands », parti nazi (abréviation de Nationalsozialist) fondé en 1919.

Ossuaire

Lieu où sont déposés des ossements humains.

Otages

Hommes choisis par les autorités françaises ou allemandes exécutés en représailles d'actes de résistance. Le Code des otages préconise le choix d'otages communistes ou anarchistes.

Pogrom ou pogrome

Mot d'origine russe désignant des pillages, viols et meurtres, dirigés contre des populations juives.

Poilu

Surnom issu de l’argot militaire du XIXème siècle, donné au soldats de la Première Guerre mondiale.

Programme « T4 »

Nom faisant référence à l'adresse du siège de l’administration en charge de cette « opération » : Tiergartenstrasse 4) désignant les opérations de mise à mort dans le cadre d'un programme d’assassinant des patients des hôpitaux psychiatriques,et de personnes handicapées et grabataires (vies jugées « inutiles » par les nazis) établi par des médecins SS. Ce programme, a permis d’élaborer et de tester le moyen d’assassinat des Juifs par les gaz et il constitue la matrice du meurtre de masse dans les centres de mise à mort.

Propagande

Stratégie de diffusion de l’information en vue d’influencer le public. Dans les dictatures, la propagande est assortie de la censure.

Rafle du Vél’ d’hiv’

Les 16 et 17 juillet 1942, à la demande des autorités d’occupation, 12 352 Juifs, étrangers ou apatrides, ont été arrêtés à Paris par 4 500 policiers parisiens. Pour la première fois l’arrestation concerne des femmes et des enfants autant que des hommes de tous âges. Une grande partie des interpellés sont regroupés au Vélodrome d’hiver dans le XVème arrondissement de Paris, puis internés dans les camps de Drancy, Pithiviers et Beaune- La-Rolande avant d’être déportés et, en grande majorité, assassinés dès leur arrivée à Auschwitz.

République

Régime fondé sur la souveraineté du peuple et la communauté des citoyens.

SA

Abréviation de Sturm Abteilung, section d’assaut, troupes de choc du parti nazi qui jusqu’en 1933 remplit le rôle de milice combattant dans les rues, Juifs, communistes et opposants au nazisme.

Sammy

( d’Oncle Sam ) Surnom donné aux soldats de l’armée américaine durant la Première Guerre mondiale. Tommy pour les soldats britaniques.

Shoah

Mot hébreu qui signifie 'catastrophe'. C’est sous ce terme que l’on désigne le plus souvent en France, en Israël et dans les pays francophones, l’anéantissement des Juifs d’Europe par les nazis. Holocaust l'est souvent le terme utilisé dans le monde anglo-saxon.

Sonderkommando

Commandos spéciaux constitués de prisonniers juifs chargés de la crémation des victimes du gazage. Ces commandos étaient régulièrement renouvelés et leurs membres assassinés à leur tour.

SS

Abréviation de l’Allemand Schutz-Staffel : « section de protection ». Les SS étaient sélectionnés avec grand soin sur des critères politiques (des nazis fanatiques) et soi-disant raciaux. Ils ont formé, à partir de 1922 une police militarisée du Parti nazi, et étaient placés sous les ordres de Heinrich Himmler, chargée de la protection du « Führer ». L’organisation était composée de trois branches principales : le service de renseignement du parti (le SD) qui absorba en février 1944 le service de renseignement de l’armée, puis les polices, groupant les polices régulières et la police secrète d’Etat : la Geheime Staatspolizei (Gestapo) et enfin la Waffen SS (la branche militaire fondée en décembre 1929).

Statut des Juifs

Lois des 3 octobre 1940 et 2 juin 1941 du gouvernement de Vichy, excluant les Juifs de la vie politique, économique et sociale de la nation.

Statut des Juifs

Lois de ségrégation du gouvernement de Vichy, excluant les Juifs de la vie politique, économique et sociale de la nation.

STO (Service du Travail Obligatoire)

Service civil qui contraint tous les hommes français âgés de 20 à 30 ans à servir de main d'œuvre en Allemagne.

Traité

Accord (ou convention) écrit entre gouvernements.

Triple Alliance, Triplice

Alliance formée en 1882 entre l’Empire allemand et l’Empire austro-hongrois ( et l’Italie qui s’en retire en mai 1915).

Triple Entente

Alliance formée en 1907 par l’Angleterre, la France et la Russie.

Union sacrée

Ralliement de toutes les forces politiques et spirituelles en faveur de la défense nationale.

Wehrmacht

Armée allemande régulière

« Solution finale à la question juive »

« Endlösung » en Allemand. Terme du langage codé des nazis désignant la décision d’anéantissement des populations juives d’Europe organisée lors de la conférence de Wannsee en janvier 1942. Ce terme doit systématiquement être utilisé avec des guillemets, car il appartient au langage nazi et situe celui qui l’utilise du point de vue antisémite.